Cotes Coupe du Monde 2026 — Favoris, groupes et value bets

Analyse des cotes et marchés de paris pour la Coupe du Monde FIFA 2026

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L’Argentine ouvre le marché à 5,50 pour défendre son titre. La France suit à 6,00. L’Angleterre, l’Espagne et le Brésil se tiennent dans un mouchoir entre 7,00 et 8,50. Le Canada, pays hôte, pointe à 51,00. Ces cotes de la Coupe du Monde 2026 dessinent une hiérarchie — mais elles racontent aussi les biais du marché, les écarts de valeur et les angles morts que les parieurs avertis exploitent.

J’ai suivi l’évolution des cotes ante-post des six derniers Mondiaux. À chaque édition, le marché sous-estimé au moins deux équipes qui atteignent les quarts de finale et surestime au moins un favori qui sort des la phase de groupes. En 2022, l’Argentine a gagne le tournoi mais le Maroc a atteint les demi-finales à une côté de depart de 150,00 — un écart de valeur historique. Les cotes 2026 contiennent les mêmes types d’inefficiences, et cette analyse va les mettre en lumiere.

48 équipes. 12 groupes. Plus de 200 marchés ante-post disponibles. Un overround moyen de 4,8 % sur le marché du vainqueur chez les opérateurs les plus compétitifs, contre 11,3 % sur les plateformes provinciales. Ces chiffres définissent le terrain de jeu pour les parieurs canadiens en 2026.

Cotes pour le vainqueur de la Coupe du Monde 2026

Cinq mois avant un tournoi, les cotes ante-post sont un mélange de données et de perception publique. Les bookmakers fixent une ligne d’ouverture basée sur leurs modèles, puis le marché bouge sous l’effet des mises — et les mises du public reflètent davantage la notoriété des équipes que leur force réelle. C’est dans cet écart entre perception et réalité que la valeur se cache.

Les 10 favoris — tableau comparatif

L’Argentine domine les marchés à 5,50, une côté qui implique une probabilité de 18,2 % de remporter le tournoi. Historiquement, le tenant du titre gagne deux Mondiaux consécutifs dans 29 % des cas (5 sur 17 éditions ou le champion en titre participait), mais l’effet Messi complique l’analyse : si Lionel Messi participe à son sixieme Mondial à 39 ans, le facteur émotionnel du marché gonflé l’équipe au-dela de sa valeur statistique. Sans Messi, ou avec un Messi diminue physiquement, la côté devrait se situer autour de 7,50 selon mon modèle Elo.

La France est cotée à 6,00 (probabilité implicite de 16,7 %). Double championne du monde en 2018 et finaliste en 2022, l’équipe de France possède la profondeur de banc la plus impressionnante du tournoi. Le Groupe I — Sénégal, Irak, Norvège — ne présente pas de menace credible pour la qualification, ce qui permet a Didier Deschamps (ou son successeur) de gérer la charge physique des titulaires en phase de poules.

L’Angleterre (7,00), l’Espagne (7,50) et le Brésil (8,00) forment le deuxième tier. L’Espagne, championne d’Europe en titre, présente le profil le plus intéressant : un effectif jeune (âge moyen de 24,7 ans aux dernières competitions), un système de jeu base sur la possession qui génère des xG élevés et stables, et un Groupe H gerable (Uruguay, Arabie saoudite, Cap-Vert). La côté de 7,50 implique 13,3 % — mon modèle donne 15,8 %. C’est un écart de valeur de 2,5 points, à la limite du seuil de pari.

L’Allemagne (10,00) et le Portugal (12,00) complètent le premier tiers. L’Allemagne a rate ses deux derniers Mondiaux (éliminations en phase de groupes en 2018 et 2022) mais a renouvelé son effectif sous la direction de Julian Nagelsmann, et le Groupe E (Équateur, Côte d’Ivoire, Curacao) est l’un des plus accessibles du tournoi. Le Portugal, avec ou sans Cristiano Ronaldo, reste une équipe de Tier 1 en termes de xG et de profondeur d’effectif, mais le Groupe K (Colombie, Ouzbékistan, RD Congo) exige de la vigilance.

Les Pays-Bas (15,00), la Belgique (20,00) et la Croatie (25,00) ferment le top 10. Chacune de ces équipes a atteint au moins les demi-finales d’un des deux derniers Mondiaux, mais les cotes reflètent des interrogations légitimes : la Belgique traverse une transition post-génération dorée, la Croatie doit remplacer Luka Modric, et les Pays-Bas ont un parcours de qualification européen solide mais manquent d’un buteur de classe mondiale.

Valeur et outsiders à surveiller

Les cotes les plus intéressantes se trouvent rarement en tête de marché. Le Maroc, à 34,00, est un cas d’école : demi-finaliste en 2022 (première équipe africaine a atteindre ce stade), un effectif largement intact, et un tirage dans le Groupe C avec le Brésil certes, mais aussi l’Écosse et Haiti. Si le Maroc répète ses performances défensives de 2022 (1,3 xGA par match contre des équipes du top 15), la côté de 34,00 sous-estimé significativement ses chances d’atteindre les quarts.

Le Japon (40,00) génère un profil similaire. L’équipe japonaise a battu l’Allemagne et l’Espagne en phase de groupes en 2022, et la génération actuelle compte plus de joueurs évoluant dans les cinq grands championnats européens que jamais. Le Groupe F (Pays-Bas, Suede, Tunisie) est exigeant, mais le Japon possède les données offensives (1,8 xG par match en qualifications asiatiques) pour générer de la valeur à 40,00.

Les États-Unis, co-hôtes à 18,00, représentent un cas spécifique. Le facteur domicile (11 stades sur le territoire américain, 78 des 104 matchs) et un effectif qui a muri dans les grands championnats européens rendent cette côté debattable. Mon modèle donne aux États-Unis une probabilité de 7,2 % d’atteindre la finale — la côté de 18,00 implique 5,6 %. L’écart de 1,6 point est réel mais inférieur a mon seuil de confort.

Cotes par groupe — qui se qualifie ?

Avec le nouveau format à 48 équipes, les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes accedent aux huitièmes de finale. Ca signifie que 32 équipes sur 48 passent le premier tour — un taux de qualification de 66,7 %. La phase de groupes est donc moins éliminatoire que par le passe (50 % avec 32 équipes), mais les cotes de qualification restent un marché riche en valeur parce que le public surestime les écarts entre les équipes d’un même groupe.

Groupes A a D

Le Groupe A (Mexique, Corée du Sud, Afrique du Sud, Tchéquie) est équilibré. Le Mexique est favori pour la première place (côté 1,80) avec l’avantage du terrain à l’Estadio Azteca, mais la Corée du Sud (3,20 pour la première place) a les données offensives pour rivaliser. La Tchéquie, sortie du playoff UEFA, est l’inconnue — une équipe capable de battre n’importe quel adversaire sur un match unique mais manquant de profondeur de banc pour trois rencontres en neuf jours.

Le Groupe B est le groupe du Canada — j’y consacre une section séparée ci-dessous. Le Groupe C (Brésil, Maroc, Écosse, Haiti) à un favori clair (Brésil à 1,35 pour la première place) et une vraie bataille pour la deuxième place entre le Maroc (2,20) et l’Écosse (4,50). Haiti, débutant au Mondial, est côté à 26,00 pour la qualification — l’écart est réaliste, mais un exploit contre l’Écosse n’est pas impossible.

Le Groupe D (États-Unis, Paraguay, Australie, Turquie) est le plus imprévisible des quatre premiers. Les États-Unis sont favoris (1,60 première place) mais la Turquie (3,80), sortie du playoff UEFA après avoir battu le Kosovo, à un effectif compétitif et aucune pression d’attente. L’Australie (5,00) et le Paraguay (5,50) se battent pour la troisième place qualificative.

Groupes E a H

Le Groupe E est le plus déséquilibré du tournoi. L’Allemagne est cotée à 1,15 pour la première place — une probabilité implicite de 87 %. L’Équateur (3,50) et la Côte d’Ivoire (4,00) se disputent la deuxième place, et Curacao (51,00), débutant, affrontera un écart de niveau historique. Pour les parieurs, le marché intéressant ici est le total de buts : les matchs impliquant Curacao devraient générer des scores elevés.

Le Groupe F (Pays-Bas, Japon, Suede, Tunisie) est le « groupe de la mort » de 2026. Aucun favori écrasant — les Pays-Bas sont à 1,90 pour la première place, le Japon à 3,00, la Suede à 4,50. La Tunisie (7,00 pour la qualification) est régulièrement sous-estimée : trois participations consécutives aux Mondiaux, un style défensif solide, et un palier de qualité atteint en 2022 avec une victoire sur la France. Ce groupe concentre les écarts de valeur les plus importants du tournoi.

Le Groupe G (Belgique, Iran, Égypte, Nouvelle-Zélande) est domine par la Belgique (1,45 première place), mais l’Iran (3,20) et l’Égypte (4,00) se partagent un marché de deuxième place très ouvert. Le Groupe H (Espagne, Uruguay, Arabie saoudite, Cap-Vert) oppose deux équipes de Tier 1 — l’Espagne et l’Uruguay — avec une côté de 1,30 pour l’Espagne en première place et 2,40 pour l’Uruguay. L’Arabie saoudite (7,50 pour la qualification), après avoir battu l’Argentine en 2022, n’est pas un cadeau pour le troisième billet.

Groupes I a L

Le Groupe I (France, Sénégal, Irak, Norvège) est un faux groupe facile. La France est à 1,20 pour la première place, mais le Sénégal (2,80), champion d’Afrique 2022 et quart-de-finaliste au Mondial 2022, possède l’effectif pour bousculer la hiérarchie. La Norvège (5,00), portée par Erling Haaland, est l’outsider le plus dangereux — un seul joueur capable de changer un match est un facteur que les modèles statistiques capturent mal. L’Irak (12,00 pour la qualification) est le moins probable des quatre, mais la qualification asiatique a produit des résultats solides et l’équipe possède un collectif combatif qui peut arracher des points.

Le Groupe J (Argentine, Algérie, Autriche, Jordanie) est le groupe du champion. L’Argentine est à 1,25 pour la première place. L’Algérie (3,50) et l’Autriche (3,80) se disputent la deuxième place dans un duel équilibré — l’Algérie avec la puissance physique et la vitesse, l’Autriche avec un pressing haut et des données défensives solides sous Ralf Rangnick. La Jordanie, débutante, est cotée à 21,00 mais a atteint la finale de la Coupe d’Asie 2024 — une performance qui suggere un niveau supérieur à ce que le marché lui accorde. Un pari sur la qualification de la Jordanie (même en tant que meilleur troisième) à un ratio risque-gain qui mérite consideration.

Le Groupe K (Portugal, Colombie, Ouzbékistan, RD Congo) oppose deux équipes de haut calibre. Le Portugal (1,70 première place) et la Colombie (2,50) devraient se qualifier, mais l’Ouzbékistan (8,00), débutant porte par un football offensif et une qualification asiatique impressionnante, pourrait créer la surprise du premier tour. Les données de l’Ouzbékistan en qualifications asiatiques — 2,1 xG par match, la meilleure performance offensive derrière le Japon et l’Iran — indiquent un niveau que la côté de 8,00 ne reflète pas complètement. Le Groupe L (Angleterre, Croatie, Ghana, Panama) est le deuxième « groupe de la mort » — l’Angleterre (1,55) et la Croatie (2,80) sont favorites, mais le Ghana (6,00) à l’historique et le talent pour perturber les plans. Le Panama (9,00) à l’expérience de deux Mondiaux et un collectif soudé qui peut obtenir un résultat inattendu.

Cotes de qualification par groupe pour la Coupe du Monde 2026

Cotes du Canada — l’equation du pays hôte

Parier sur le Canada au Mondial 2026 est un exercice de lucidite. Le cœur dit « c’est chez nous, on peut tout faire ». Les données disent autre chose — quelque chose de plus nuance et, en réalité, plus intéressant pour un parieur.

Le Canada est côté à 1,85 pour terminer dans les deux premiers du Groupe B, ce qui implique une probabilité de qualification directe de 54 %. En incluant le scénario de meilleur troisième, la côté tombe à 1,40 (probabilité de 71 %). Ces chiffres sont credibles : la Suisse (rang FIFA 18) est le seul adversaire de Tier 1 du groupe, le Qatar a perdu ses trois matchs en 2022 en tant que pays hôte, et la Bosnie-Herzégovine, malgre sa qualification héroïque contre l’Italie, est classée 71e au classement FIFA.

Cotes de qualification du Groupe B

Le Canada est favori pour la deuxième place du groupe derrière la Suisse. Les cotes de première place sont : Suisse 2,20, Canada 2,50, Bosnie-Herzégovine 5,50, Qatar 8,00. Pour la qualification (top 2 + meilleur troisième), le Canada est à 1,40, la Suisse à 1,25, la Bosnie à 2,80, le Qatar à 3,50.

Le facteur domicile est réel mais pas dominant. Deux des trois matchs du Canada se jouent au Canada — l’ouverture contre la Bosnie-Herzégovine au BMO Field de Toronto (30 000 places) et le deuxième match contre le Qatar au BC Place de Vancouver (54 000 places). Le troisième match, contre la Suisse, se joue aussi à Vancouver. Les données historiques montrent que les pays hôtes de Coupe du Monde marquent en moyenne 0,4 but de plus par match à domicile qu’a l’extérieur — mais cet avantage est calcule sur des stades de 60 000 à 80 000 places. Le BMO Field, avec sa capacité réduite, pourrait offrir un avantage d’ambiance moindre.

Cotes de progression au-dela des groupes

Si le Canada se qualifie pour les huitièmes de finale, les cotes de progression dépendent du classement dans le groupe. Un deuxième de groupe B affronterait un premier ou un troisième d’un autre groupe — probablement une équipe du calibre de la Colombie, du Portugal ou du Japon. La côté du Canada pour atteindre les quarts de finale est de 6,00 (probabilité implicite de 16,7 %).

Pour le titre, le Canada est à 51,00. Cette côté implique une probabilité de 2 %, ce qui est généreux compte tenu du classement FIFA (43e) et de l’historique (première qualification en Coupe du Monde masculine depuis 1986 pour l’édition 2022, et encore en tant que participant plutot que hôte). Le parcours jusqu’au titre exigerait six ou sept victoires consécutives contre des adversaires de plus en plus forts — un scénario ou la côté de 51,00 reflète correctement la réalité statistique. Mais pour un pari à petite mise pour le plaisir, 51,00 offre un ratio risque-gain attractif.

Les marchés les plus intéressants pour le Canada ne sont pas le titre — ce sont les marchés de matchs individuels. Le premier match contre la Bosnie-Herzégovine au BMO Field présente un profil favorable : le Canada à domicile, la pression positive du public, et un adversaire qui découvre la scene du Mondial. La côté du Canada pour ce match (autour de 1,65) intégré partiellement ces facteurs, mais les données de matchs à domicile du Canada en qualifications CONCACAF suggèrent un avantage plus prononce que ce que le marché offre.

Marches speciaux — meilleur buteur, MVP et au-dela

Les marchés speciaux sont les terrains de jeu préférés des parieurs d’expérience. Pourquoi ? Parce que le volume de mises y est plus faible que sur le marché du vainqueur, ce qui rend les cotes moins efficientes. Un bookmaker investit des ressources massives pour calibrer la côté du vainqueur — mais la côté du meilleur buteur recoit moins d’attention, et celle du nombre de cartons jaunes dans un match encore moins.

Le marché du meilleur buteur (Soulier d’or) est domine par Kylian Mbappe (7,00), Erling Haaland (8,00) et Vinicius Junior (10,00). Historiquement, le meilleur buteur de la Coupe du Monde inscrit entre 5 et 7 buts sur le tournoi. Le facteur clé est le nombre de matchs joues — un buteur dont l’équipe atteint la finale joue sept matchs, contre trois pour un joueur éliminé en phase de groupes. C’est pourquoi les buteurs des équipes favorites dominent ce marché : la durée du parcours est un multiplicateur d’occasions.

Le marché over/under sur le total de buts est mon marché préféré pour les matchs individuels de Coupe du Monde. La ligne standard est fixée à 2,5 buts. En 2022, 66 % des matchs de la phase de groupes ont dépasse ce seuil (42 matchs sur 48 matchs de poules ont génère 2 buts ou plus, avec une moyenne de 2,67 buts par match). Le format à 48 équipes en 2026 introduit un paramètre nouveau : les écarts de niveau entre les équipes d’un même groupe seront plus importants (présence de débutants comme Curacao, Cap-Vert, Ouzbékistan, Jordanie), ce qui pourrait augmenter la moyenne de buts en phase de groupes.

Les marchés sur les cartons, les corners et les remplacements sont à forte variance. Un carton jaune dépend de décisions arbitrales individuelles, et la Coupe du Monde introduit des arbitres de différentes confédérations avec des seuils de tolerance différents. Je déconseille ces marchés sauf dans des situations spécifiques — par exemple, un match a enjeu entre deux équipes agressives (les données de fautes par match en qualifications peuvent identifier ces profils).

Un marché souvent négligé : le moment du premier but. Les données des trois derniers Mondiaux montrent que 38 % des premiers buts tombent avant la 30e minute, et que les matchs ou le premier but arrive après la 60e minute finissent plus souvent par un score serré (1-0 dans 61 % des cas). Pour les parieurs en direct, cette statistique oriente la stratégie : si le score est de 0-0 à la 60e, la côté de l’under 1,5 buts devient potentiellement un value bet.

Identifier les value bets — méthode appliquee au Mondial 2026

En 2018, j’ai identifié la Croatie comme value bet à 28,00 avant le tournoi. Mon modèle donnait 6,2 % de chances de titre — la côté de 28,00 impliquait 3,6 %. L’écart de 2,6 points representait une valeur attendue de +72 % sur le pari. La Croatie a atteint la finale. Ce type d’identification repose sur un processus, pas sur de l’intuition.

La première étape est de construire un modèle de probabilité independant du marché. Pour 2026, je combine trois sources : le classement Elo ajusté (plus réactif que le classement FIFA), les xG cumulés des 24 derniers mois (qualifications et matchs compétitifs), et un facteur contextuel (domicile, repos, décalage horaire). Le modèle simule le tournoi 10 000 fois et produit une probabilité de titre pour chaque équipe.

La deuxième étape est la comparaison. Pour chaque équipe, je calcule la côté « juste » (inverse de la probabilité modélisée) et je la compare à la côté du marché. Si la côté du marché est supérieure à la côté juste par un facteur d’au moins 1,15 (15 % de marge de sécurité), le pari est classe comme value bet potentiel. Cette marge de sécurité absorbe les erreurs du modèle.

Pour 2026, trois profils de value bet émergent de mon analyse preliminaire. Les équipes africaines avec des xG élevés en qualifications (Maroc, Sénégal) sont systématiquement sous-évaluées par le marché européen et nord-américain. Les équipes d’hôtes secondaires (Canada, Mexique) bénéficient d’un facteur domicile que le marché intégré partiellement mais pas totalement. Et les « presque favoris » — des équipes comme l’Espagne ou l’Allemagne, moins médiatiques que l’Argentine ou la France — présentent des écarts de valeur plus subtils mais réguliers.

L’erreur classique est de confondre « value bet » et « pari gagnant ». Un value bet à 34,00 à 97 % de chances de perdre. La valeur est mathématique : sur un grand échantillon de paris similaires, le rendement attendu est positif. Sur un pari unique, le résultat est binaire. C’est pourquoi la valeur doit se chercher à travers l’ensemble du tournoi — 104 matchs offrent suffisamment d’occasions pour que la loi des grands nombres commence à jouer en faveur du parieur discipline.

Cotes d’un opérateur à l’autre — ou la marge fait la difference

La côté que vous obtenez dépend de l’endroit ou vous pariez. Pour un même match et un même résultat, l’écart entre la côté la plus haute et la côté la plus basse du marché canadien peut atteindre 8 à 12 %. Sur le marché du vainqueur du Mondial, les écarts sont encore plus marques : j’ai mesure un écart de 15 % entre la côté la plus haute et la plus basse pour le titre de l’Argentine en avril 2026.

Les plateformes provinciales (Mise-o-jeu+ au Québec, PlayNow en Colombie-Britannique) opèrent sans concurrence directe dans leur province. Leurs marges reflètent cette position : un overround moyen de 8 à 12 % sur les matchs de football, contre 3,5 à 5 % chez les opérateurs les plus compétitifs du marché ontarien. Sur une saison de 104 matchs, la difference de marge se traduit par un écart de rendement significatif pour le parieur.

Pour les Ontariens, la comparaison des cotes entre opérateurs est un avantage structurel. Avant chaque pari, vérifier la côté chez trois ou quatre opérateurs et placer la mise chez celui qui offre la meilleure côté — le « line shopping » — est la stratégie la plus simple et la plus efficace pour améliorer le rendement à long terme. Aucune analyse statistique, aucun modèle prédictif — juste la discipline de comparer avant de cliquer.

Pour les Québécois sur Mise-o-jeu+, l’absence de concurrence limite cette approche. La contrepartie est la sécurité réglementaire et le programme de jeu responsable intégré. La décision entre sécurité et compétitivité des cotes est personnelle — mais les données sont claires sur l’impact financier : un parieur qui place 5 000 $ de mises sur le tournoi perd en moyenne 400 à 600 $ chez un opérateur a marge élevée, contre 175 à 250 $ chez un opérateur compétitif, toutes choses egales par ailleurs. Cette difference de 200 à 350 $ n’est pas négligeable — c’est l’équivalent de trois a cinq paris gratuits sur des matchs du tournoi. Sur une carrière de parieur, ces écarts de marge se cumulent et séparent les parieurs qui restent à flot de ceux qui s’épuisent financierement.

Un dernier point pratique : les cotes d’ouverture (premières cotes publiees pour un marché) sont souvent les plus généreuses. Les bookmakers ajustent ensuite en fonction du volume de mises reçues. Pour les parieurs qui ont déjà une opinion informée, placer le pari des l’ouverture du marché — plutot qu’a la veille du match — permet souvent de capturer 5 à 10 % de valeur supplémentaire sur la côté.

Les cotes du Mondial 2026 en un regard

Les cotes de la Coupe du Monde 2026 reflètent un marché ou l’Argentine et la France dominent la hiérarchie perceptive, ou l’Espagne et l’Allemagne offrent des profils de valeur latente, et ou les équipes africaines et asiatiques restent sous-évaluées par un marché centre sur l’Europe et l’Amérique du Sud. Le Canada, à 51,00, est un pari émotionnel à faible mise — pas un pari de valeur.

Les cotes vont bouger. Chaque match amical, chaque blessure, chaque annonce de liste de joueurs va recalibrer le marché entre maintenant et le 11 juin. Les parieurs qui ont un modèle de référence — même imparfait — et la discipline de ne parier que lorsque l’écart entre leur estimation et le marché est suffisant auront un avantage structurel. Les 104 matchs du tournoi offriront des centaines de marchés ou la marge n’est pas la seule force en jeu.

Méthode d'identification des value bets pour la Coupe du Monde 2026

Pourquoi les cotes varient-elles d"un bookmaker à l"autre ?

Chaque bookmaker utilise ses propres modèles de probabilité, applique sa propre marge et reagit différemment au volume de mises reçues. Un opérateur en marché concurrentiel (comme en Ontario) comprimé ses marges pour attirer les parieurs, tandis qu"un opérateur en monopole provincial peut maintenir des marges plus élevées. Le résultat : la même équipe peut avoir une côté de 5,50 chez un opérateur et 6,00 chez un autre.

Quelle équipe offre le meilleur rapport cotes/chances réelles ?

Les équipes systématiquement sous-évaluées par le marché sont celles qui combinent des performances récentes solides (xG élevés, qualifications convaincantes) avec une faible notoriété médiatique en Amérique du Nord et en Europe. En 2026, le Maroc, le Japon et le Sénégal présentent ce profil. L"analyse détaillée dépend du moment ou les cotes sont consultees — les écarts de valeur évoluent chaque semaine.

Les cotes du Canada sont-elles influencees par le facteur local ?

Le facteur domicile est partiellement intégré dans les cotes du Canada, mais pas totalement. Les bookmakers ajustent pour le soutien du public et la familiarite avec les stades, mais l"amplitude de l"ajustement varie d"un opérateur à l"autre. Les données historiques montrent que les pays hôtes de Coupe du Monde surperforment leurs cotes ante-post en moyenne de 12 % — un écart qui suggere que le marché sous-estimé régulièrement ce facteur.

A quelle fréquence les cotes changent-elles avant le tournoi ?

Les cotes ante-post évoluent en continu. Les mouvements les plus importants surviennent lors des annonces de listes de joueurs (mai 2026), des blessures de joueurs clés, des résultats de matchs amicaux, et de l"afflux de mises à l"approche du tournoi. Les derniers jours avant le coup d"envoi du 11 juin concentrent généralement 30 à 40 % du volume total de mises ante-post.