Groupes Coupe du Monde 2026 — Analyse des 12 groupes

Analyse des 12 groupes de la Coupe du Monde FIFA 2026 avec pronostics

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Douze groupes de quatre. Quarante-huit matchs de poules. Et un format de qualification qui change tout : les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes accedent aux huitièmes de finale. Ce taux de qualification de 66,7 % transformé la dynamique des groupes de la Coupe du Monde 2026 — une seule victoire et un nul peuvent suffire pour passer. Les groupes du Mondial 2026, tires au sort en décembre 2025, dessinent une hiérarchie lisible pour certains et un chaos prévisible pour d’autres.

Ce qui m’intéresse dans l’analyse groupe par groupe n’est pas le pronostic évident (oui, l’Argentine sortira du Groupe J) mais les angles morts du marché : les deuxiemes places contestees, les troisièmes places qualificatives, et les matchs ou l’écart de cotes entre les bookmakers révèle une incertitude que le public ignore.

12 groupes. 48 matchs de phase de groupes joues entre le 11 et le 28 juin 2026. 32 équipes qualifiées pour les huitièmes de finale (24 automatiquement + 8 meilleurs troisièmes). 16 stades dans 3 pays. Le classement FIFA moyen par groupe varie de 28,5 (Groupe H) à 72,0 (Groupe E) — un écart qui mesure la disparite entre le « groupe de la mort » et le groupe le plus accessible.

Format du tournoi 2026 — ce qui change avec 48 équipes

Quand la FIFA a annonce le passage de 32 à 48 équipes, la première reaction du monde des paris a été la méfiance. Plus d’équipes signifie plus de matchs déséquilibrés, des groupes à l’intérêt sportif limite, et une dilution de la compétitivité. Apres avoir modélisé le format, ma conclusion est plus nuancée — et plus optimiste pour les parieurs.

Le format 2026 conserve des groupes de quatre équipes (comme depuis 1998) mais passe de 8 à 12 groupes. Chaque équipe joue trois matchs de poules. La nouveaute décisif est le système de qualification : les deux premiers de chaque groupe (24 équipes) plus les 8 meilleurs troisièmes (sur 12 troisièmes possibles) accedent au Round of 32. Ca signifie que 8 des 12 troisièmes de groupe passent — autrement dit, finir troisième est presque toujours suffisant si vous avez des résultats decents.

Pour le marché des paris, cette mécanique change la donne. Dans l’ancien format à 32, les matchs du troisième jour de poules avaient souvent un enjeu binaire : qualification ou élimination. Dans le format 2026, un troisième de groupe avec 3 points (une victoire, deux défaites) a de fortes chances de se qualifier parmi les meilleurs troisièmes. Ca réduit le « tout ou rien » des derniers matchs de poules et crée plus de matchs ou les deux équipes jouent pour optimiser leur classement plutot que pour survivre.

L’impact sur les cotes est direct : les marchés « qualification oui/non » seront moins polarises qu’avant. Une équipe cotée à 3,00 pour la qualification dans un format à 32 (ou seuls les deux premiers passaient) serait cotée autour de 2,20 dans le format 2026 — la probabilité de qualification augmente mécaniquement. Les parieurs doivent recalibrer leur intuition : « sortir du groupe » en 2026 n’a pas la même valeur statistique qu’en 2022.

Le tirage au sort a été effectue en décembre 2025 au Centre des congres de Zurich. Les chapeaux étaient bases sur le classement FIFA d’octobre 2025, avec les trois pays hôtes places en têtes de série dans les Groupes A (Mexique), B (Canada) et D (États-Unis). Les playoffs UEFA de mars 2026 ont ensuite déterminé les quatre derniers qualifiés : la Tchéquie (Groupe A), la Bosnie-Herzégovine (Groupe B), la Turquie (Groupe D) et la Suede (Groupe F).

Le Round of 32 — les huitièmes de finale — est la grande nouveaute du format. Avec 32 équipes qualifiées, cette phase ajoute un tour supplémentaire par rapport à l’ancien format. Ca signifie que les équipes qui visent le titre doivent gagner quatre matchs éliminatoires au lieu de trois (huitièmes, quarts, demi-finale, finale). L’impact sur la fatigue cumulative est réel — les équipes avec les bancs les plus profonds (France, Angleterre, Espagne) ont un avantage structurel dans un tournoi qui peut exiger sept matchs en 39 jours.

Analyse groupe par groupe — cotes et pronostics

J’ai classe chaque groupe sur une échelle de difficulté basée sur le classement FIFA moyen des quatre équipes, ajusté par les xG de qualification et l’expérience en phase finale. Voici le portrait de chaque groupe, du plus équilibré au plus déséquilibré.

Groupe A — Mexique, Corée du Sud, Afrique du Sud, Tchéquie. Le groupe d’ouverture du tournoi. Le Mexique joue le premier match le 11 juin à l’Estadio Azteca contre l’Afrique du Sud — un echo direct du Mondial 2010, ou ces mêmes équipes avaient ouvert les festivites. La Corée du Sud est le principal rival pour la première place, avec Son Heung-min toujours au sommet de sa forme à 33 ans et un collectif rodé par les qualifications asiatiques. L’Afrique du Sud, pays hôte de 2010 mais absente des deux derniers Mondiaux, apporte une inconnue rafraichissante — les Bafana Bafana ont progressé ces dernières années avec une génération de joueurs évoluant dans les championnats européens de deuxième tier. La Tchéquie, sortie du playoff UEFA D, apporte une solidite défensive européenne mais un échantillon statistique limite (seulement 2 matchs de barrages). Pronostic : Mexique 1er, Corée du Sud 2e, Tchéquie 3e (qualifiable).

Groupe B — Canada, Suisse, Qatar, Bosnie-Herzégovine. Le groupe du pays hôte canadien. J’y consacre une section détaillée ci-dessous. En résumé : la Suisse est favorite pour la première place (côté 2,20), le Canada pour la deuxième (2,50), avec un Qatar affaibli et une Bosnie romantique mais limitée. Pronostic : Suisse 1re, Canada 2e, Qatar 3e.

Groupe C — Brésil, Maroc, Écosse, Haiti. Le Brésil devrait dominer, mais le Maroc est le vrai test. Le duel Brésil-Maroc sera l’un des matchs les plus suivis de la phase de groupes — deux styles antithetiques (l’attaque bresilienne contre la défense marocaine qui avait tenu l’Espagne et le Portugal en 2022). Les cotes de ce match spécifique (Brésil 1,70, Nul 3,80, Maroc 5,00) reflètent un écart réel mais pas un gouffre. L’Écosse, portée par l’enthousiasme de sa première participation depuis 1998, a les joueurs pour battre Haiti et arracher un nul contre le Maroc. Haiti, débutant, vivra l’expérience d’une vie — l’ile caribeenne de 11 millions d’habitants porte un football passionne mais des ressources limitées. Pronostic : Brésil 1er, Maroc 2e, Écosse 3e.

Groupe D — États-Unis, Paraguay, Australie, Turquie. Le groupe du deuxième pays hôte est le plus ouvert des quatre premiers. Les États-Unis sont favoris mais pas dominants — le Paraguay à l’expérience sud-américaine et un milieu de terrain combatif, l’Australie la résilience physique et une habitude des grandes occasions (trois quarts de finale en quatre Mondiaux depuis 2006), et la Turquie le talent offensif (Arda Guler, Hakan Calhanoglu) porte par une qualification héroïque contre le Kosovo en playoffs UEFA. Trois des quatre équipes ont des ambitions credibles pour les deux premières places. Le match États-Unis-Turquie sera le temps fort du groupe — un duel entre le pays hôte et l’outsider européen le plus imprévisible. Pronostic : États-Unis 1ers, Turquie 2e, Australie 3e.

Groupe E — Allemagne, Équateur, Côte d’Ivoire, Curacao. Le groupe le plus déséquilibré du tournoi. L’Allemagne est cotée à 1,15 pour la première place — le favori le plus écrasant de tous les groupes. La bataille est pour la deuxième place entre l’Équateur (force physique, altitude en qualifications, adaptation facile au niveau de la mer nord-américain) et la Côte d’Ivoire (championne d’Afrique 2024, effectif de Ligue 1). Curacao jouera trois matchs historiques mais sans illusion de qualification. Pronostic : Allemagne 1re, Côte d’Ivoire 2e, Équateur 3e.

Groupe F — Pays-Bas, Japon, Suede, Tunisie. Le « groupe de la mort » de 2026. Aucune équipe faible, aucun favori écrasant. Les Pays-Bas ont la profondeur et l’expérience, le Japon la vitesse et les données offensives impressionnantes (1,8 xG par match en qualifications asiatiques), la Suede le pressing scandinave et la fierte d’un retour au Mondial (absente en 2022), la Tunisie la solidite défensive et l’habitude des phases finales. Chaque match est un vrai 50/50. Pronostic : Pays-Bas 1ers, Japon 2e, Suede 3e — mais l’écart est infime.

Groupe G — Belgique, Iran, Égypte, Nouvelle-Zélande. La Belgique est favorite malgre la transition générationnelle — les Diables Rouges restent une équipe de premier plan avec Jeremy Doku, Amadou Onana et un gardien de classe mondiale en Thibaut Courtois. L’Iran et l’Égypte se disputent la deuxième place dans un duel ou les styles se complètent : l’Iran en contre-attaque rapide avec des joueurs aguerris par les qualifications asiatiques, l’Égypte en possession patiente alimentee par le talent individuel de Mohamed Salah. Salah reste le joueur le plus dangereux de ce groupe — son influence sur l’équipe egyptienne est comparable a celle de Messi sur l’Argentine. La Nouvelle-Zélande, unique représentant de l’OFC, affrontera un écart de niveau important mais jouera avec la fierte de representer tout un continent footballistique en développement. Pronostic : Belgique 1re, Égypte 2e, Iran 3e.

Groupe H — Espagne, Uruguay, Arabie saoudite, Cap-Vert. Le match Espagne-Uruguay est un quart de finale avant l’heure. Les deux équipes sont séparées par un tier entier sur le marché ante-post, mais le classement FIFA les rapproche (Espagne 8e, Uruguay 12e). L’Uruguay de Marcelo Bielsa — si le sélectionneur argentin est toujours en poste — pratique un jeu offensif qui peut déstabiliser n’importe quelle défense, avec Darwin Nunez et Federico Valverde comme fers de lance. L’Arabie saoudite, après son exploit contre l’Argentine en 2022, a montre qu’elle est capable de surprises ponctuelles — mais un parcours régulier sur trois matchs reste un défi. Cap-Vert, débutant, jouera pour l’honneur et la fierte insulaire, mais une victoire contre l’Arabie saoudite n’est pas exclue. Pronostic : Espagne 1re, Uruguay 2e, Arabie saoudite 3e.

Groupe I — France, Sénégal, Irak, Norvège. La France est le favori le plus serein du tournoi — le Groupe I ne présente pas de menace credible pour la première place. Le vrai enjeu est la deuxième place entre le Sénégal (champion d’Afrique, collectif rodé, solidite défensive) et la Norvège (Erling Haaland, le buteur le plus prolifique de la planète). L’Irak, qualifie via le parcours asiatique, completera le groupe avec combativite mais sans les ressources pour rivaliser sur la durée. Pronostic : France 1re, Sénégal 2e, Norvège 3e.

Groupe J — Argentine, Algérie, Autriche, Jordanie. Le champion en titre domine un groupe ou l’Algérie et l’Autriche se disputent la deuxième place. L’Autriche de Rangnick pratique un pressing intense qui peut désorienter n’importe quel adversaire pendant 60 minutes — la question est si la profondeur du banc suffit pour 90. L’Algérie mise sur la vitesse et les transitions. La Jordanie, débutante et finaliste de la Coupe d’Asie 2024, pourrait créer l’une des surprises du premier tour. Pronostic : Argentine 1re, Autriche 2e, Algérie 3e.

Groupe K — Portugal, Colombie, Ouzbékistan, RD Congo. Deux poids lourds et deux outsiders avec du potentiel. Le Portugal et la Colombie devraient se partager les deux premières places, mais l’Ouzbékistan (débutant avec des xG impressionnants en qualifications) et la RD Congo (profondeur de talent dans les championnats européens) ne sont pas des adversaires à prendre à la légère. Le match Ouzbékistan-RD Congo sera crucial pour déterminer le troisième qualifie. Pronostic : Portugal 1er, Colombie 2e, Ouzbékistan 3e.

Groupe L — Angleterre, Croatie, Ghana, Panama. Le deuxième « groupe de la mort ». Angleterre-Croatie est une revanche de la demi-finale 2018 et un duel qui peut définir le parcours des deux équipes. Le Ghana, quart-de-finaliste en 2010, à un effectif jeune et rapide qui peut perturber les deux favoris européens. Le Panama, à sa troisième participation, joue le rôle du trouble-fete avec un collectif soudé et une expérience des grands rendez-vous. Pronostic : Angleterre 1re, Croatie 2e, Ghana 3e.

Classement des groupes par difficulté pour la Coupe du Monde 2026

Classement des groupes par difficulté — données FIFA

La difficulté d’un groupe se mesure par le classement FIFA moyen de ses quatre équipes. Plus la moyenne est basse (rang élevé), plus le groupe est releve. Mais le classement FIFA seul est trompeur — il ne capture ni la forme récente ni les xG. J’utilise un indice composite qui combine le rang FIFA, les xG moyens sur 24 mois, et l’expérience en phase finale (nombre de participations aux deux derniers Mondiaux).

Le Groupe F (Pays-Bas, Japon, Suede, Tunisie) est le plus difficile selon cet indice. Le rang FIFA moyen est de 26,8 — le plus serré des 12 groupes — et les quatre équipes ont participe a au moins un des deux derniers Mondiaux. L’écart de xG entre le premier (Pays-Bas, 1,9) et le dernier (Tunisie, 1,3) est de seulement 0,6 — le plus faible de tous les groupes. Chaque match est un duel ouvert, et les troisièmes de ce groupe pourraient avoir un bilan suffisant pour sortir comme meilleur troisième.

Le Groupe L (Angleterre, Croatie, Ghana, Panama) est le deuxième plus difficile. Le rang FIFA moyen de 22,5 est tire vers le haut par l’Angleterre (4e) et la Croatie (10e), mais le Ghana (52e) et le Panama (47e) sont bien au-dessus des équipes les plus faibles des autres groupes. L’expérience en phase finale est élevée : les quatre équipes ont joue au moins un Mondial dans les 10 dernières années.

Le Groupe H (Espagne, Uruguay, Arabie saoudite, Cap-Vert) est le troisième plus difficile — mais pour une raison differente. Le groupe est domine par deux équipes de Tier 1 (Espagne, Uruguay), ce qui rend la troisième place très compétitive. L’Arabie saoudite, habituée des phases finales, et Cap-Vert, débutant, se disputeront la dernière place qualificative dans un écart de niveau considerable.

À l’oppose, le Groupe E (Allemagne, Équateur, Côte d’Ivoire, Curacao) est le moins équilibré. Le rang FIFA moyen de 72,0 est gonflé par la présence de Curacao (157e). L’écart entre le premier (Allemagne, rang 11) et le dernier (Curacao, rang 157) est de 146 places — un record pour un groupe de Coupe du Monde. Pour les parieurs, les groupes les plus déséquilibrés offrent les marchés de matchs individuels les plus prévisibles (over/under, handicap), tandis que les groupes les plus serrés offrent les marchés de qualification les plus rentables.

Les groupes de difficulté intermédiaire — B, C, D, G, I, J, K — représentent 7 des 12 groupes. C’est la ou la majorité des matchs de la phase de poules auront lieu, et c’est aussi la ou le volume de marchés sera le plus dense. Ces groupes ont généralement un favori clair pour la première place, un duel ouvert pour la deuxième, et un quatrieme à la côté élevée mais pas impossible. Pour une stratégie de paris sur la phase de groupes, concentrer l’analyse sur les deuxiemes et troisièmes places de ces groupes intermédiaires est l’approche la plus efficiente — c’est la que les marges des bookmakers sont les plus étroites et les écarts de valeur les plus accessibles.

Groupe B — focus Canada, analyse détaillée

Je vis au Canada. Je vais regarder chaque match du Groupe B avec un intérêt qui dépasse l’analyse froide. Mais les données ne mentent pas, et elles racontent une histoire encourageante — sans être euphorique.

Le Canada est deuxième favori du groupe derrière la Suisse. Les cotes de première place : Suisse 2,20, Canada 2,50, Bosnie-Herzégovine 5,50, Qatar 8,00. La Suisse occupe la pole position grâce à son classement (18e mondial), sa régularité en phase finale (qualification pour les huitièmes en 2014, 2018 et 2022), et un noyau de joueurs établis dans les grands championnats européens (Granit Xhaka, Manuel Akanji, Breel Embolo).

Le Canada a deux avantages que les cotes intègrent partiellement. Le facteur domicile : deux matchs sur trois au Canada (Toronto et Vancouver), avec un public qui n’a jamais vécu un Mondial à domicile. Et le calendrier : l’ouverture contre la Bosnie-Herzégovine (le plus faible adversaire du groupe), puis le Qatar (le deuxième plus faible), et la Suisse en dernier. Si le Canada prend six points sur les deux premiers matchs, le troisième match contre la Suisse devient un bonus — une victoire ou un nul scelle la première place, une défaite laisse le Canada deuxième.

Le Qatar est l’adversaire le plus prévisible. Pays hôte en 2022, les Qataris ont perdu leurs trois matchs de poules avec un total de 1 but marque et 7 concedes. Le classement FIFA (56e) reflète un recul post-Mondial, et l’effectif n’a pas la profondeur de talent pour rivaliser avec des équipes européennes ou nord-américaines de premier plan. Une victoire canadienne contre le Qatar est le scénario le plus probable du groupe (côté 1,55).

La Bosnie-Herzégovine est l’inconnue romantique. La qualification en battant l’Italie aux tirs au but en mars 2026 a galvanise le pays — mais la réalité sportive est que la Bosnie est classée 71e au classement FIFA, n’a participe qu’a un seul Mondial (2014, élimination en groupes), et manque de joueurs évoluant au plus haut niveau européen. L’enthousiasme du public bosnien sera un facteur à Toronto — les diasporas bosniaque et canadienne sont toutes deux presentes dans la ville — mais les données offensives (1,1 xG par match en qualifications) suggèrent un niveau inférieur a celui de la Suisse et du Canada.

Mon pronostic pour le Groupe B : Suisse 7 points, Canada 6 points, Qatar 3 points, Bosnie 1 point. Le Canada se qualifie pour les huitièmes de finale avec deux victoires (Bosnie, Qatar) et une défaite honourable contre la Suisse. La probabilité de ce scénario exact est de 22 % selon mon modèle — mais la probabilité que le Canada se qualifie (tout scénario confondu) est de 74 %, un chiffre qui justifie la côté de 1,40.

Le scénario pessimiste : le Canada perd contre la Bosnie-Herzégovine à Toronto (un public nerveux, une équipe bosnienne portée par l’euphorie de la qualification), puis doit battre le Qatar et la Suisse pour se qualifier. Ce scénario réduit la probabilité de qualification à 41 %. Le scénario optimiste : le Canada bat la Bosnie et le Qatar, puis joue le match contre la Suisse sans pression — une victoire scelle la première place, un nul ou une défaite laisse le Canada deuxième ou troisième qualifie. Ce scénario est le plus probable (38 %) et le plus favorable pour les parieurs qui ont mise sur la qualification canadienne.

Scenarios de qualification — comment passe-t-on au tour suivant ?

Le système des meilleurs troisièmes est la clé de voute du format 2026, et c’est la mécanique la moins bien comprise par les parieurs. Huit des douze troisièmes de groupe se qualifient — mais pas n’importe lesquels. Le classement se fait par points, puis par difference de buts, puis par buts marques.

Historiquement (Euro 2016 et 2020, qui utilisaient le même système à 6 groupes), le seuil de qualification en tant que meilleur troisième était de 3 points dans la majorité des cas. Un troisième avec 4 points se qualifiait systématiquement. Un troisième avec 3 points et une difference de buts positive se qualifiait dans 80 % des simulations. Un troisième avec 3 points et une difference de buts négative passait dans environ 50 % des cas.

En 2026, avec 12 groupes au lieu de 6, le seuil devrait être similaire ou légèrement plus bas. Mon modèle simule 10 000 tournois et produit les seuils suivants : un troisième avec 4 points se qualifie dans 97 % des simulations, 3 points avec une difference positive dans 82 %, et 3 points avec une difference négative dans 58 %. Deux points (un nul et une défaite, ou deux nuls et une défaite) suffisent dans seulement 12 % des cas.

Pour les parieurs, cette mécanique à des implications concrètes. Les matchs du troisième jour de poules ou les deux équipes ont 3 points sont des matchs à faible enjeu — les deux équipes se qualifient probablement même en cas de défaite. Les bookmakers ajustent partiellement les cotes pour cette dynamique, mais les modèles de march ne capturent pas toujours la subtilite des scénarios de meilleurs troisièmes. C’est une zone d’inefficience exploitable, surtout dans les groupes ou trois équipes sont de niveau comparable (Groupes F, L, D).

Un scénario spécifique à surveiller : les matchs nuls « arranges » du troisième jour, ou les deux équipes se qualifient avec un nul. En 2026, ce scénario sera plus fréquent qu’en 2022 parce que le format a meilleurs troisièmes réduit l’enjeu. Les marchés over/under et « les deux équipes marquent » sur les troisième matchs de poules reflètent rarement cette dynamique — c’est un angle pour les parieurs attentifs.

Enfin, la position dans le groupe affecté le tableau des huitièmes. Un premier de groupe affrontera un deuxième ou un troisième d’un autre groupe — l’adversaire exact dépend des résultats des autres groupes, mais le premier a généralement un chemin plus favorable que le deuxième ou le troisième. Pour les équipes capables de viser la première place (Argentine, France, Allemagne dans les groupes les plus déséquilibrés), l’incitation a gagner les trois matchs de poules est double : eviter un adversaire coriace en huitièmes et choisir son côté du tableau. Les bookmakers intègrent cette dynamique dans les cotes des matchs du troisième jour — mais pas toujours avec la précision nécessaire.

Scénarios de qualification pour les meilleurs troisièmes de la Coupe du Monde 2026

Ce que les 12 groupes disent du tournoi a venir

Les groupes de la Coupe du Monde 2026 dessinent un tournoi a deux vitesses. D’un côté, des groupes ouverts ou chaque match est un duel genuine (F, L, D, H). De l’autre, des groupes domines par un favori écrasant ou l’enjeu se concentre sur la deuxième et la troisième place (E, I, J). Pour le Canada dans le Groupe B, le tirage est favorable — pas le plus facile du tournoi, mais un tirage qui permet d’envisager les huitièmes de finale comme un objectif réaliste plutot que comme un reve.

Les 48 matchs de la phase de groupes, étalés sur 17 jours entre le 11 et le 28 juin, offriront aux parieurs une densité d’opportunites sans précédent. Le format a meilleurs troisièmes change la dynamique des enjeux, et les groupes les plus équilibrés — F, L, D — concentreront les écarts de valeur les plus importants du tournoi. Les groupes domines par un favori écrasant (E, I, J) offriront des marchés de matchs individuels plus prévisibles — over/under, handicap — mais avec des marges plus élevées. L’équilibré optimal pour un parieur est de diversifier entre ces deux types de groupes et de ne pas concentrer toutes les mises sur les matchs les plus médiatisés. Les données sont posees, les 12 groupes sont dessines. Il reste a les exploiter match par match.

Combien d"équipes se qualifient par groupe en 2026 ?

Les deux premières équipes de chaque groupe sont automatiquement qualifiées pour les huitièmes de finale (Round of 32). En plus, les huit meilleures troisièmes de groupe (sur 12 possibles) se qualifient également. Au total, 32 équipes sur 48 passent la phase de groupes, soit un taux de qualification de 66,7 %.

Quel est le groupe le plus releve du Mondial 2026 ?

Le Groupe F (Pays-Bas, Japon, Suede, Tunisie) est le plus équilibré selon l"indice composite combinant classement FIFA, xG de qualification et expérience en phase finale. Le Groupe L (Angleterre, Croatie, Ghana, Panama) est le deuxième groupe le plus difficile. Ces deux groupes concentrent les duels les plus incertains de la phase de poules.

Comment fonctionne le classement des meilleurs troisièmes ?

Les 12 troisièmes de groupe sont classes entre eux selon trois critères dans cet ordre : nombre de points, difference de buts, puis nombre de buts marques. Les 8 meilleurs troisièmes se qualifient pour les huitièmes. Historiquement, 3 points avec une difference de buts positive suffisent dans environ 80 % des cas, et 4 points garantissent quasi certainement la qualification.

Ou se jouent les matchs du Groupe B (Canada) ?

Le Groupe B se joue dans deux stades canadiens. Le premier match (Canada-Bosnie-Herzégovine, 12 juin) se déroule au BMO Field de Toronto. Les deuxième et troisième matchs (Canada-Qatar, 18 juin, et Suisse-Canada, 24 juin) se jouent au BC Place de Vancouver. Les matchs Suisse-Qatar et Bosnie-Qatar sont également répartis entre ces deux stades.